Présentation

Pour sa 4e édition, le forum de référence de l’aéronautique, de la défense et de l'espace aura comme thème "Passagers & aviateurs". Venez assister aux keynotes et conférences des grands décideurs du secteur, experts et dirigeants internationaux. Retrouvez également les startups les plus novatrices sur le Village de l'Innovation. Autant d'éléments qui font du Paris Air Forum le lieu de décryptage des enjeux du présent, des défis de l'avenir. Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ICI.

PARIS, CAPITALE AERONAUTIQUE MONDIALE

Par Augustin de Romanet - Président-directeur général du Groupe AdP

Berceau de l'aviation, la France est pour toujours associée aux grands noms des Roland Garros, Louis Blériot, Hélène Boucher, Henri Farman. Tous ont animé, à la Belle Epoque, une formidable dynamique d'émulation aéronautique, battant presque chaque semaine de nouveaux records, créant des routes aérienne, imaginant de nouvelles machines testées au gré de meetings aériens aussi spectaculaires que récents. Le décès de Mermoz en décembre 1936 à bord du Latécoère 300 La Croix du Sud est vécu comme une catastrophe nationale donnant lieu à une cérémonie officielle à l'hôtel national des Invalides en présence d'Edouard Daladier, alors président du Conseil.

La France est restée fidèle à cette tradition aéronautique. Elle est le deuxième pays au monde tant en termes d'avions immatriculés que de pilotes avec plus de 45 500 personnes brevetées. Au cœur de 600 aéro-clubs, 9 000 jeunes reçoivent chaque année leur Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA). La vivacité de ce tissu est primordiale. C'est ainsi qu'on fait le pont entre l'éducation et le monde professionnel, en formant les futurs pilotes de notre aviation commerciale. Le territoire lui-même est marqué par cet attachement, avec 460 aérodromes métropolitains dont plus de 120 ont eu une activité commerciale au cours des vingt dernières années.

Les changements se poursuivent dans le secteur au sens large. Chez les constructeurs, la compétition avec la Chine ne fait que débuter avec le premier vol du C919 il y a un mois. Chez les compagnies, l'offre ne cesse de s'enrichir avec le low-cost moyen-courrier bien connu mais aussi désormais long-courrier, plus nouveau, le tout avec des recompositions d'alliances qui se poursuivent à l'heure où une grande compagnie nationale est à la croisée des chemins, Alitalia. Dans les aéroports, nous le savons, la concurrence entre hubs et l'irruption du Moyen-Orient sur la carte du transport aérien alors qu'il en était presque absent il y a trente ans, changent la donne.

Continuer à être innovant et à faire rayonner notre pays sur la scène aéronautique mondiale nécessite de travailler ensemble. Nous avons tout à y gagner. La France est le deuxième exportateur mondial dans l'aéronautique avec 22 % des parts du marché mondial, après les Etats-Unis (35 %). Contrairement à l'agroalimentaire ou l'automobile, le pays a vu sa part de marché augmenter de huit points en dix ans car nous jouons en Europe un rôle pivot d'assembleur. Nous savons en profiter : c'est l'un des rares secteurs où l'emploi évolue positivement avec une dominante de profils qualifiés (41% des salariés étant cadres ou ingénieurs). Nous avons la chance d'être leaders sur toute la chaîne : Air France-KLM et toutes ses filiales pour le transport, les constructeurs Airbus, ATR, Dassault avec leurs chaînes de fournisseurs (Zodiac, Safran, Thales etc.), les services de Servair, jusqu'aux événements comme Le Bourget, Eurosatory et, désormais, le Paris Air Forum.

PASSAGERS & AVIATEURS

Par Max Armanet - Directeur du Paris Air Forum

Le centre de gravité s’est déplacé. Désormais au cœur de la filière air réside l’usager. Une mutation qui s’est faite à petit pas. La crise économique aidant, elle apparaît au grand jour. Repenser l’aérien avec le regard du client ; inventer, développer, fabriquer, mettre en œuvre les innovations avec cette obsession de satisfaire le juge final du marché : le passager. Bien sûr, le dialogue entre ce dernier et les professionnels existe depuis toujours, mais devant le durcissement mondial de la concurrence, l’anticipation des désirs et des demandes de ce nouvel arbitre des élégances a pris une place inédite. Le passager est devenu un concept incarné qui intègre largement la révolution numérique et les transformations qu’elle entraîne. C’est ce phénomène que nous allons explorer dans cette édition 2017 du Paris Air Forum « passagers et aviateurs ». Ce déplacement du paradigme fondateur laisse toujours la place belle à l’innovation. Normal, depuis son apparition, il y a plus d’un siècle déjà, l’industrialisation de la conquête de la troisième dimension repose sur une recherche incessante de la solution la plus innovante. La rivalité entre acteurs économiques se tranchant à coup de nouveautés mise en avant par d’incessants exploits et performances. Refréner cet algorithme du changement fut longtemps impensable. Il s’agit là d’un ADN patrimonial. L’exemple le plus emblématique de cette dynamique reste encore Concorde. Le plus bel avion de ligne jamais imaginé exprime bien cette  pratique frénétique quelque peu découplée du modèle économique. Peu importe !  Pendant 27 ans, ce bijou technologique sera exploité et peu comptait que le réel soit cruel envers le nouveau né. Longtemps ce principe, tant bien que mal, a fonctionné. Le monde découvrait avec émerveillement le plus vieux rêve de l’homme devenir une pratique de masse. Depuis, les crises mondiales qui n’ont pas épargné ce secteur ont inoculé le virus vertueux de la rentabilité.

L'innovation face à la réalité économique

Dorénavant, l’innovation est passée au crible de la réalité économique. Et à cette aune là, la satisfaction du client est prise en compte bien avant que celui-ci approche de la machine. Pour le voyageur de demain, cela intègre le moment même où il imagine son voyage jusqu’à l’instant final de son arrivée. Le choix de sa destination, les moyens de s’y rendre à partir du lieu où il réside font partie de l’équation. Délivré du tracas des bagages, les temps d’attente réduits au minimum sans rien céder aux exigences de sécurité, la durée du voyage optimalisée, le confort des cabines, la diversité des programmes proposés, la qualité de la restauration… rentrent en ligne de compte autant que le choix de la motorisation, la définition du cockpit ou que les exigences nouvelles imposées par la cybersécurité.  Cette vision globale du sujet aérien se rapporte à sa dimension la plus locale, dans une incessante dialectique où se répondent fiabilité, sécurité, commodité. La conception d’un aéronef, son aménagement, le déploiement du centre de vie qu’est devenue la plateforme aéroportuaire, les moyens pour y accéder et la protéger, répondent à ce que l’on définit comme « l’expérience passager ». Il est intéressant que dans la sphère militaire, la réalisation de la mission souscrive aux mêmes types d’exigences.  Pour l’arme du temps réel et de la profondeur stratégique sont mis en avant les paramètres opérationnels spécifiques : contraintes, moyens, conduite qui définissent « l’expérience mission ». Autant de critères que l’on retrouve bien évidemment dans la pratique du spatial. Dans cet univers concurrentiel qui ne cesse de se durcir, se différencier à partir de « l’expérience passager » s’impose comme une nécessité. L’innovation est la réponse naturelle que chacun adaptera à son environnement et à sa vision du marché. Nouveaux matériaux, réponses digitales au sol et en l’air, motorisation plus économe et plus respectueuse de l’environnement, accroissement des performances, amélioration des services, prise en compte des impératifs de communication personnalisés et contextualisés… La liste est longue des défis que l’aéronautique et le spatial ont entrepris de relever. Autant de sujets autour desquels nous serons heureux de vous retrouver dans cette nouvelle édition du Paris Air Forum.

Les grands thèmes

L'aérospatiale 4.0

Sûreté-sécurité, quels enjeux ?

Les nouvelles façons de voyager

Tout le programme